La paroisse Saint-André
Jusqu'en 1482 la paroisse dépendait de Murbach. Elle fut ensuite incorporée au préceptorat des Antonins d'Issenheim. Elle faisait partie du chapitre Citra Colles Ottonis du diocèse de Bâle.En 1624, le clocher, qui ressemblait à celui de l'église de Merxheim, abritait deux cloches. De cette époque date le compte-rendu des rentes et revenus de la fabrique de l'église St André, dont Urbain SCHUELER est le receveur. Ce budget, excédentaire par ailleurs, couvre la période allant de la St Martin (11 novembre) 1621 à celle de 1623.
Les recettes se composent de différents chapitres et sont de diverses natures
- la vieille maîtresse d'école,
- un berger d'Ostein, ce qui confirme que la cure d'Ostein est alors déjà rattachée à celle d'Issenheim,
- le tisserand du château,
- le vieux berger des cochons,
- la femme du tuilier...
- la maison de péage (Zollhaus) doit annuellement 3 pots (1 pot = 1,57 1)
- le cabaret du milieu : 1 pot...
La recette en cire provient des amendes
Pour jurement de Dieu, la condamnation se monte à 1 quart de livre. La même amende est exigée pour avoir porté du bois au logis pendant un jour de fête. La personne surprise en flagrant délit de blasphème se voit infliger une amende d'une livre de cire.
Au chapitre des dépenses, l'essentiel de ce budget est consacré au financement de la construction de la nouvelle sacristie. D'autres postes concernent des travaux effectués à la maison d'école où l'on a installé deux nouvelles portes, ainsi qu'à l'église dont on a repeint le choeur.
D'autres dépenses plus habituelles sont effectuées pour payer le salaire de l'instituteur pour la fabrication des cierges, dont celui de Pâques, et l'achat de vin pour les communiants, lorsqu'il a fallu se confesser sur ordre du curé.
Enfin, détail dont l'importance ne saurait nous échapper, une livre de pourboire pour les hommes qui ont démonté l'autel pour le mettre en sûreté à Guebwiller, à cause des dangers de guerre.
Le dimanche 24 mars 1624. Urbain SCHUELER délivre au nouveau receveur Conrad BECKEN l'huile restante.
L'analyse des différentes dépenses, essentiellement liées à des travaux de
réparations et de reconstructions, nous permet de penser qu'il s'agit alors de
remettre en état les bâtiments touchés par les importants dégâts causés par la troupe de Mansfeld, en janvier 1622.
Ceci nous paraît confirmé par un courrier de l'évêque de Bâle au seigneur de BIRSECK, dans lequel il écrit que les villages d'Issenheim et Ostein étaient ravagés, les églises et leurs ornements profanés.














